Leo s’installa confortablement dans le siège en cuir moelleux et motorisé, utilisant les commandes très réactives de l’accoudoir pour s’incliner dans une position parfaitement détendue. Il effleura l’immense écran tactile HD, qui répondait désormais instantanément à son toucher léger, et sélectionna un film italien au rythme tranquille. Il enfila son casque à réduction de bruit, but lentement une gorgée de ce café corsé et laissa la tension de son précédent vol de quatorze heures depuis Tokyo s’évanouir complètement.
Il ne consacra pas la moindre pensée à Julian ou à Béatrice, qui étaient actuellement coincés aux sièges 42E et 42F près des toilettes arrière, serrés entre un enfant en bas âge qui pleurait et un trompettiste enthousiaste de retour d’un festival de musique. Léo profitait simplement du luxe tranquille de son sanctuaire bien mérité.
