Les soigneurs observaient cette scène tendue depuis la salle de contrôle, admettant que le comportement protecteur intense du groupe avait pris tout le monde au dépourvu. Les tâches de routine, telles que l’entretien de l’enclos et le nourrissage quotidien, étaient devenues extrêmement difficiles, le groupe refusant de s’éloigner de Lola. Ils surveillaient chaque mouvement au-delà de la vitre périphérique, réagissant agressivement à toute approche perçue en sa direction.
Gérard observa les primates toiletter doucement Lola, lui offrant de subtils signes de réconfort social tout en maintenant leur ligne défensive rigide. C’était une démonstration extraordinaire de solidarité au sein de l’espèce, mais cela bloquait complètement toute possibilité d’évaluation diagnostique approfondie. Gérard reconnut que tenter de forcer l’entrée dans l’enclos principal ne ferait qu’aggraver le niveau de stress et risquerait de causer de graves blessures physiques au groupe.
