Au-delà, le rivage se rétrécissait en un ruban de sable encadré par des parois rocheuses déchiquetées. Le loup s’arrêta, jeta un coup d’œil en arrière vers Noémie et agita la queue en direction de la brèche devant eux — une ouverture dans la falaise à peine assez large pour qu’une personne puisse passer. Elle hésita, évaluant la distance qui la séparait de son gîte.
Elle pouvait encore faire demi-tour, courir à travers le sable à découvert et laisser l’animal à ses secrets. Mais chaque fois qu’elle reculait d’un pas, le loup répondait par une foulée en avant, silencieuse mais bloquant sans équivoque toute retraite. Le ciel grondait. Des nuages d’orage s’empilaient en couches sombres au-dessus de sa tête, annonçant l’obscurité bien avant la nuit proprement dite.
